Jeter ses déchets dans la nature

Que se soit en ville, sur les plages, dans les forêts ou en campagne, nous ne pouvons que constater que les déchets sont éparpillés un peu partout. Les mégots de cigarettes, les emballages de chips, les masques anti-Covid, etc. jonchent nos rues tandis que les plus gros déchets du genre électroménagers, salons, télévisions, matériaux de construction, etc. sont déchargés ni vu ni connu dans des zones désaffectées ou au abords d’un bois ou d’un champ. Des incivilités qui sont des délits punis par la loi et qui malgré cela continuent à se pratiquer de jour comme de nuit. Les auteurs de ces décharges sauvages savent qu’ils ont peu de chance d’être identifiés et poursuivis. La justice étant débordée, les dépôts clandestins ne sont pas sa priorité.

L’ampleur du phénomène

Le phénomène s’amplifie, il n’y a qu’à regarder autour de nous et de constater que nous nous sommes habitués à vivre au milieu d’une décharge à ciel ouvert. Il arrive même qu’inconsciemment, nous jetions nous-même un mouchoir en papier, une canette ou un emballage de bonbons au sol. Il y a tellement d’ordures qui traînent que nous estimons que notre geste n’est pas si grave, qu’un déchet de plus ou de moins, ce n’est pas la fin du monde. Un minuscule déchet que nous pensons inoffensif mais qui accumulé avec les dizaines des milliers d’autres participent à cette pollution visuelle qui envahit nos cités et nos campagnes. Sans compter les déchets toxiques comme les huiles de moteurs, les solvants, les médicaments qui peuvent contaminer les nappes phréatiques et nous empoissonner sans que nous le sachions.

Des tonnes d’ordures qui vont mettre des dizaines, des milliers d’années avant de disparaître. Savez-vous qu’il faut 3 mois avant que votre mouchoir en papier disparaisse, 5 années pour votre chewing-gum, cent à milles années pour une bouteille en plastique, mille ans pour une carte téléphonique et plus de quatre milles ans pour une bouteille en verre. Ces déchets sont ceux que l’on retrouve le plus souvent dans les bois et aux abords des routes et des autoroutes car il est toujours plus facile de le jeter par la fenêtre que de le ramener chez soi afin de le trier. Des quantités d’ordures que les employés des collectivités s’acharnent à ramasser jour après jour tout en sachant que quelques heures après leur passage, les zones seront à nouveau souillées par de nouveaux déchets. Un phénomène qui prend de plus en plus en plus d’ampleur et pour le quel les responsables environnementaux sont dépassés.

Le ramassage des déchets à un coût

Une pollution qui coûte cher aux collectivités et donc à chaque contribuable. De l’argent qui pourrait aller dans des départements cruciaux qui manquent de moyens ou dans l’embellissement de nos cités et de nos campagnes. Tout le monde serait gagnant !

Naturellement pour arriver à changer les comportements, la conscientisation de la population et l’éducation des plus jeunes sont primordiales. Sans cela, rien ne changera et nous continuerons à vivre dans un univers d’ordures et de saletés.